La résiliation annuelle, où en sommes-nous ?

Association de consommateur, nous avons rencontré de nombreux parlementaires et avons milité pendant tout le débat de l'article en objet pour le droit à substitution annuelle des contrats d'assurance emprunteur, seul garant du libre choix pour les emprunteurs et d'une baisse des prix de ces contrats dont les marges pour les banques et les assureurs sont de 50%. Ce qui représente une perte annuelle de pouvoir d'achat de 3 milliards d'euros!

Malgré les aménagements techniques proposés, le droit à susbtitution annuelle n'a pas été retenu. Celui-ci avait pourtant fait l'objet de nombreux amendements de parlementaires de la majorité. Le ministre des finances a mis en avant un risque de déstabilisation du marché et de risque pour les consommateurs de ne plus pouvoir s'assurer. Il a confié une mission au CCSF censé rendre un avis sur ce point crucial avant l'adoption définitive du texte.

Or, début juin il sera trop tard ! Où sont les analyses du CCSF sur les marges réelles des banques et des assureurs ? Où sont les analyses démontrant un risque de démutualisation des risques ?

La démarche du Ministre n'avait-elle pour seul objectif que de gagner du temps et d'endormir les parlementaires avisés ?

Nous souhaitons que le point de vue des consommateurs exaspérés par ces lois successives inopérantes sur le sujet qui souhaitent vivement pouvoir emprunter à un coût raisonnable de leur assurance, puisse enfin être pris en compte. Ils souhaitent pouvoir choisir dans un contexte de marché de libre concurrence et de prix plus raisonnables. Le pouvoir d'achat qui pourrait leur être rendu ne pénalisera pas les banques qui avec 50% de marges sur ces produits ne sont pas à plaindre. Ce pouvoir d'achat sera réinvesti dans l'économie sans toucher au budget de l'Etat, ce qui dans la situation actuelle est unique !

Jacques Martin
Secrétaire Général AEC

 

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