Bien choisir son assurance emprunteur : les conseils d'AEC

Ce n’est pas parce que l’assurance emprunteur est imposée par la banque à l’emprunteur pour souscrire un crédit qu’il ne faut pas la choisir attentivement !
Et comme tous les contrats d’assurance, l’assurance emprunteur est un mix prix / garanties dont chaque composante est primordiale. Son prix renchérit d’autant les mensualités de votre crédit, et ses garanties sont essentielles pour vous permettre de conserver votre bien en cas de coup dur.

Alors consultez attentivement les pages suivantes pour vous permettre de bien choisir votre contrat.

Quels types de garanties ?

Les contrats d’assurance emprunteur présentent toujours les mêmes garanties :

  • Décès/PTIA (Perte totale et irréversible d’autonomie, autrefois appelée IAD Invalidité Absolue et définitive dans certains contrats bancaires) : cette garantie prend en charge le remboursement du capital restant dû en cas de décès ou PTIA, suite à un accident ou une maladie à hauteur du montant garanti.
  • ITT/IPT (Incapacité Temporaire Totale de travail / Invalidité permanente totale) : cette garantie prend en charge le remboursement des mensualités du prêt, à hauteur du montant garanti en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité, suite à accident ou maladie.

Quels points de comparaison ?

Au delà du libellé des garanties, pour comparer les contrats, il est important de comparer les points suivants, concernant en particulier les garanties ITT/IPT :

  • la durée de franchise (période pendant laquelle la garantie ne s’active pas) : cette durée est généralement de 90 jours mais quelques contrats bancaires proposent des franchises de 120 jours.
  • Le mode d’indemnisation : 2 modes d’indemnisation sont possibles selon les contrats.
    • L’indemnisation "forfaitaire", qui consiste à prendre en charge le montant de la mensualité garantie. Ce mode est le plus couvrant en cas de sinistre.
    • L’indemnisation "indemnitaire" qui consiste à prendre en charge la perte de revenu subie entre le revenu habituel perçu par l’assuré et le revenu perçu par l’assuré pendant l’incapacité de travail. Cette garantie est peu performante si l’assuré ne subit pas de perte de revenus pendant la période d’arrêt de travail. En effet, dans ce cas la garantie ne joue pas alors que l'emprunteur en supporte les cotisations qui sont rarement moins élevées sur celles des contrats forfaitaires.

Certaines garanties ne s’activent que si l’assuré est en activité professionnelle au moment du sinistre : ainsi pour les personnes en congé parental ou sabbatique, ou entre deux emplois…la garantie ne donne pas lieu à indemnisation. Il devient alors particulièrement difficile à l'emprunteur de reprendre un emploi et donc d'assumer le remboursement de son prêt immobilier. Pour l'AEC, ce trou de garanties est inacceptable, surtout lorsqu'il s'agit d'un contrat proposé par la banque qui devrait avant tout se préoccuper de la sécurisation du remboursement du crédit.

  • Le taux de prise en charge de l’invalidité permanente : les contrats peuvent intervenir à partir d’un taux d’invalidité de 66% croisé entre incapacité fonctionnelle et professionnelle, avec un barème de droit commun (moins favorable) ou Sécurité Sociale (plus favorable). Certains contrats peuvent intervenir à partir d’un seuil plus avantageux (50%). La prise en charge de l'invalidité partielle est souvent mineure puisque la partie prise en charge est réduite. Ainsi pour un contrat qui prend en charge l'invalidité à partir d'un taux de 66%, l'invaladité partielle sera souvent indemnisée avec un taux de prise en charge de (n-33)/33 ou n est le taux d'invalidité. Pour un taux de 50% d'invalidité, seule la moitié de la mensualité garantie sera prise en charge.... Auquel cas, mieux vaut choisir un contrat sans prise en charge de l'invalidité partielle mais qui prévoit un garantie invalidité complète dès 50% d'invalidité !

Il est aussi important de comparer les exclusions :

Certains contrats excluent bon nombre de pratiques sportives considérées « à risque », ou professionnelles. Vous devez donc toujours vous assurer que les exclusions des contrats ne concernent pas vos activités courantes ou mêmes potentielles. 

Pour les exclusions liées à certaines pathologies, vous devez toujours vérifier que ces exclusions ne débordent pas d'un certain cadre: ces exclusions sont généralement utiles à limiter les abus à l'assurance, notamment en cas de maladie non obectivable (dorso ou psy généralement), ce qui peut conduire à des tarifs disproportionnés. En revanche, dès lors qu'il peut être établi qu'une pathologie est réelle et sérieuse, la prise en charge doit être évidente.

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